Je m’appelle Salvat

J’ai 8 ans,  en 1900,  j’habite Messanges. Jean mon père est gemmeur, il récolte la résine et il cultive aussi quelques arpents de terre et possède 6 moutons. Il est né ici sur cette terre sablonneuse mais plus marécageuse.

Marie, ma mère l’aide mais avec mes 5 frères et sœurs, le travail ne manque pas.

Notre maison est en costalans (croutes de pins), elle se compose d’une cuisine avec une grande ferme-landaisecheminée qui sert de chauffage et de point de cuisson. Nous allons faire des fagots et chercher du bois. Il y a deux chambres, une pour les filles et l’autre pour les garçons, les parents couchent dans une alcôve. Les matelas ne sont pas confortables, ils sont faits avec des dépouilles de maïs.  Les draps sont en lin qui est cultivé et tissé sur place. Nous nous éclairons à la chandelle de résine ou à la lampe à pétrole. Les toilettes sont au fond de la cour.

Puisque je suis grand depuis l’année dernière, je vais moins à l’école des garçons, j’aide mes parents, je garde les moutons, m’occupe des lapins et des poules, donne à manger au cochon, notre richesse. cochon

Pour le tue-cochon, nos voisins viennent nous prêter main forte, Marie, ma mère fabriquait ce jour-là le boudin puis des saucisses, des pâtés, confits…

Nous cultivons un peu de seigle, de millet, de lin, quelques pieds de vigne et des légumes.

Chaque automne la cueillette des champignons (cèpes, girolles) bat son plein, chacun son coin à ne pas dire.

Nous allons à la pêche au filet dans les baïnes (qui sont des cuvettes avec de dangereux courants) surtout que nous ne savons pas nager.

Nous chargeons les futs de résine sur de charrettes tirées par des mules pour aller à la gare car depuis 1904 le train s’arrête dans notre village, « le machecu » que je rêve de prendre.

J’attends avec impatience de pouvoir m’acheter une bicyclette, chaque année pour la fête de la mer il y at des courses de vélo, un bal et un feu d’artifice. Je vais aussi aux fêtes patronales de la Saint Clément, de la Saint Jean, au carnaval…

quillesMon père joue aux quilles de 6 à l’auberge, il y en a 6 dans le village. Chacune a son quillier, les parties sont acharnées et arrosées de vin local.

Maman fait de la soupe dans laquelle nous mettons du pain de seigle, cuit une fois par semaine dans le four du propriétaire. Les jours de fêtes, poulet au pot, confits, pastis sont au menu.

Ma mère nous fabrique des vêtements, pas de gaspillage, elle taille, transforme, coud tout passe de l’un à l’autre.

Nous avons une source, l’eau est fraiche, limpide, sans odeur. L’eau des puits est ferrugineuse, sent l’œuf pourrit mais elle est potable.

Lorsque je suis malade, maman me soigne avec des cataplasmes, des décoctions à base de plantes ramassées pour la Saint Jean.

lavoirMes sœurs aident pour la bugade au lavoir de notre quartier et nous racontent les potins du village.

Avec mes copains, nous jouons aux billes, aux osselets et à embêter les filles, nous avons peu de temps libre mais des rêves peins la tête

Baïnes

photos baines

Les baïnes apparaissent sur les côtes sableuses comme celles des Landes, lorsque la mer se retire et  que l’eau s’ouvre un passage a travers les bancs de sable, créant un fort courant vers le large.

A ce moment de la marée ( environ 2 heures avant et 2 heures après la marée basse) ces endroits très « attrayants »,  car les vagues y sont quasi inexistantes, sont très dangereux pour la baignade. En effet, le courant entraîne vers les brisants, où en principe il faut se laisser dériver ce qui est  évidement angoissant… Il est plus prudent de se baigner  sur les plages surveillées.

Mais par ailleurs, les baïnes  sont un endroit privilégié pour la pêche au surf casting              ( pêche au lancer du bord),  où les bars, les turbots, les soles et  les vives au dard venimeux y sont nombreux .

photos baines 1 La pêche au filet pour attraper les lançons ou traouques sable était très pratiquée, trop malheureusement, elle est maintenant défendue. Il suffisait d’un petit filet tenu par deux personnes, d’une bonne vista pour repérer les lançons et d’un seau pour la récolte.  Ces petits poissons très appréciés en friture servaient aussi d’appâts pour prendre les bars

La pêche au muges ou mulets demandait un filet plus grand appelé tramail. A plusieurs (photos) on barrait la baïne puis le filet était ramené au bord.

Mais encore fallait-il tenir le  filet assez haut car les muges sautaient par dessus et assez bas car ces muges très malins nous passaient dans les jambes…..dans des cris et une grande pagaille, on arrivait a piéger quelques poissons malgré tout!!!!!

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Dans les baïnes également, armé d’un trident ou foène les pécheurs crochaient des soles ou des turbots selon la saison.

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Ces bassins naturels « vrais petits lagons » peuvent sembler inoffensifs…. mais prudence.

Photos et texte de Marie Claire Mangou

 

Messanges à la belle époque

IMG_20160618_143022Thème de l’exposition que l’atelier de généalogie a organisé dans notre village. Par un samedi venteux et pluvieux, nous avons du nous installer dans une salle pour mettre à l’abri nos 10 panneaux concernant: la vie quotidienne, les auberges, les jeux, les fêtes, l’alimentation, l’eau, les lavoirs…Durant les mois précédent nous avons cherché, interrogé, fouillé dans les livres, documents et sur internet.Nous avons lancé des appels pour recueillir des photos, ce n’est pas facile lorsque nous ne sommes pas d’ ici de faire ouvrir les mémoires et les armoires.Nous y sommes parvenus!!Expo 2016 1! MERCI à toutes celles et ceux qui ont porté de l’interet à notre travail et qui par leur remarques et questions nous permettent de progresser.

Adishatz

au revoirUn chalenge qui se termine, c’est toujours un peu triste, mais c’est pour mieux recommencer. Nous nous sommes organisées pour écrire les articles pendant la mauvaise saison, les programmer  en mai pour leurs parutions en juin, quel confort!!!

MERCI à toutes et ceux qui nous ont lus. Seul petit bémol plus de 80 articles par jour sur des sujets différents, difficile de s’intéresser à tous, peut-être un fil conducteur sur un thème serait judicieux?

Z comme ZAZA Challenge AZ

Surnom d’Elisabeth LACOIN ,née le 25 décembre 1907, elle est la troisième dans une famille de 10 enfants. Ses parents sont cousins germains, fils et fille de deux sœurs. Ses grands-parents sont d’origine basque du coté paternel et gersois du coté maternel.

AVT_Elisabeth-Lacoin_4523Sa vie se passe à Paris, dans une famille bourgeoise conventionnelle et ses vacances dans les Landes Elle s’accommode mal des contraintes de son milieu. Avec ses amies Françoise Marette (future épouse Dolto) et Simone de Beauvoir, elle conquiert le droit d’étudier. Elles cherchent à s’émanciper, à échapper aux pressions, à s’approprier leur vie.

Zaza « fiancée » du philosophe Maurice Merlot-Ponty est décédée le 25 novembre 1929 d’une encéphalite virale. En avance sur son temps, bien peu rangée malgré les apparences, Elle repose dans le cimetière de Saint Padelon , où sa famille possédait une propriété.

quinz-litt-raireSimone de Beauvoir relate dans les mémoires d’une jeune fille rangée, son amitié avec Zaza. Elle écrit « je ne jurais plus que par ma nouvelle amie, dont la présence jaillissante comme une source, robuste comme un bloc de marbre, était aussi finement dessinée qu’un portrait de Durër. »

Source : Gallica,Dictionnaire des Landes,

Y comme YANTI Challenge AZ

Julien Lesbats né à Herm   1912  + 1999. Prêtre de la paroisse de  Labrit ou il exercera son sacerdoce pendant de longues années .Sous le nom de Yanti (en  gascon de petit jean), il écrit en gascon  de nombreuses chroniques dans le courrier Français (presse catholique). De temps à autre et à compte d’auteur il publie ses «  Istuérotas » des poèmes, des cantiques  et quelques études historiques parmi lesquels :

Notre dame de buglosse  1970, A travers les landes 1974, Chantons en gascon  1975, Toponymies des landes recherche historique  1978, Une belle église des landes Levignac 1979, mes racines recherches historiques 1980…

Lo gascon, qu’es aquo ?  Qu’est-ce que le gascon ?

Le gascon ce terme désigne l’habitant de la Gascogne, qui est un  vaste triangle délimité, au sud par les Pyrénées, au nord et à l’est par le cours de la Garonne et à l’ouest par l’Océan Atlantique.

Mais  aussi  sur le plan linguistique, le gascon représente, avec le languedocien, le provençal et le nord-occitan (le limousin et l’auvergnat), l’un des quatre  grands dialectes occitans.

Les ouvrages linguistiques appellent « gascon maritime » la langue parlée de la partie occidentale de l’espace occitan gascon, du Pays de Buch à Anglet dont,  La Grande Lande, le Marensin, le Maremne et le Seignanx et quelques zones limitrophes qui  peuvent y être inclus.

Dans notre région landaise on  parle donc le   gascon maritime. Sans entrer dans une étude on notera que  c’est surtout la phonétique qui caractérise ces parlers du littoral, les traits marquants : une fermeture de e > i,  et le passage de e ou é en « eu », d’où la désignation de «  parlar néguer » (parler noir) qui sert parfois à désigner ce gascon maritime  et  symbolisé par ces  quelques phrases.

Lo Landés que nada com un peish e que’s nega hens la Mar, « Le Landais nage comme un poisson et se noie dans l’Océan »  ou La pelha de la hemna qu’es negra, « Le vêtement de la femme est noir » prononcées avec des [eu] partout ….

Les Landais Félix Arnaudin, Bernard Manciet et Julien Lesbats dit Yanti  , et  le  chanoine Césaire Daugé, de Aire-sur-Adour ainsi que  le Bayonnais Justin Larrebat  font parti de ces écrivains Gascons.

Sources dictionnaire  gascon, dictionnaire des landes, Wikipédia,

X comme XANTRAILLES challengeAZ

jean Poton, seigneur de Xantrailles, gentilhomme de Gascogne, Marechal de France, Bailly du Berry et gouverneur de la grosse tour de Bourges, Compagnon d’armes de jeanne D’Arc.

Les seigneurs de Xaintrailles sont connus depuis le commencement du XIème siècle, époque où un accord authentique est passé entre le seigneur de Xaintrailles, le baron de Durance et les religieux d’Argentens, de l’ordre des chevaliers de Saint-Jean de Jérusalem, Mais le plus illustre est le maréchal Poton de Xaintrailles et le dernier de cette race guerrière. Bien qu’Il ne soit pas landais il n’est pas moins Gascon.blason

 

Né vers 1390 et 1400

Au cours de la guerre de cent ans, il se fait remarquer par son courage, son audace, son ardeur contre les Anglais, il est fait prisonnier à Cravant.

Dés son arrivée, il s’attache à Jeanne d’Arc, il participe et la seconde au siège d’Orléans il est blessé, à Patay. Il force les Anglais à lever le siège de Compiègne. Avec Etienne de Vignes dit La Hire, il gagne la bataille de Gerberoy où il fait prisonnier le conte d’ Arundel. Il prend une part active à la conquête de la Normand et de la Guyenne.

En récompense de tous ses loyaux services, le roi Charles VII le nomme maréchal de France en 1454 et lui donne la ville de Saint Macaire.

Ses principaux faits d’armes les batailles de Cravant, Verneuil, Patay, Gerberoy, le siége d’Orléans.portraitJPG

 

Les Écorcheurs mercenaires sans  emploi

À la signature du traité d’Arras 21/9/1435, de nombreux mercenaires se constituèrent en bandes, parfois jusqu’à 1000 individus, guerroyant et pillant pour leur propre compte : les Ecorcheurs.

Poton de Xaintrailles, comme son compagnon Etienne de Vignolles (La Hire) et d’autres capitaines de Jeanne d’Arc saccagent et pillent les Pays-Bas, puis la Lorraine. Il faut attendre Le 26 mai 1445 la création des compagnies d’ordonnance qui seront les premières troupes permanentes à assurer un engagement de Longue  durée aux anciens mercenaires.

Entre les combats Poton de Xaintrailles participe à de nombreuses joutes  qui augmentent encore sa renommée, comme à Nancy en 1445 où il joute en présence de Charles VII, roi de France et de la reine. À Châlons-sur-Marne (1445), Chinon (1446) ou Saumur (1446), il montre qu’il excelle, lance en main.

Il meurt au château Trompette à Bordeaux le 7 octobre 1461 sans postérité. Dans  son testament, en  Gascon,du 11/8/1491 (rédigé par Jean  Guichard clerc de notaire royal dans la sénéchaussée de Guyenne). Il lègue la plus grande partie de ses biens à des œuvres pieuses. A son épouse  Catherine Brachet dame de Salagnac (épousée  en 1437)  ,il lègue « en cas qu’elle meure sans enfants, toutes les réparations faites au château de Salignac; il lui lègue en outre les logis de Tonneins, Lagruère, Grateloup et Galapian avec tous les droits qui en dépendent et qu’il a acquis depuis son mariage; il lui lègue l’usufruit des seigneuries de Xaintrailles, Ambrus, Cambayras, Villeton et de son moulin de Damasan et la propriété de tous ses biens meubles. » source : Testament de Jean Poton de Xaintrailles

Dans son testament il notifie qu’il désire être enterré dans l’église Saint-François de Nérac. Source Marcel Durey dans Nérac et le Château Henri IV (1926),

Il est dit également   dans ce même document que Poton est  un surnom et qu’il  ne sait écrire que son nom

« Per so, sapiant totz presens et avenir que jo, Johan de Sentralles, vulgairement nommat Poton, mareschal de France, estant en la present civitat de Bourdeu, en lo castet royau de Trompeta, deuquau castet ay la garda per lo Rey… » « Loquau presan testament ey feyt escruire per so que no say escruire, fors et exceptat mon nom Poton, a Johan Guichard, clerc, notayre reyau en la seneschalia de Guianna, claus solempnaument. »

Les registres du Parlement le qualifient ainsi : « Un des plus vaillants capitaines du royaume de France, qui fut cause avec La Hire de chasser les Anglais ».

Éventuelle descendance

Selon une étude généalogique publiée à Orléans au début du XXe siècle, et dont la pertinence n’est pas confirmée a ce jour , Poton de Xaintrailles passe pour être, par son mariage  secret avec une demoiselle Hureau, l’ancêtre des nombreuses familles Hureau présentes dans le Gatînais et la Beauce leurs enfants ayant repris le nom maternel   

source Wikipedia

 

 

 

W comme WLERICK Robert challengeAZ

Il est né le 13 avril 1882 à Mont de Marsan et décédé à Paris le 7 mars 1944.Il étudie au lycée, puis commence un apprentissage d’ébéniste dans l’atelier familial et des cours sur la technique de la statuaire. Il entre aux beaux-arts de Toulouse, il y apprend le dessin et le modelage, et obtient un premier prix. Après son service militaire, en 1905 il s’installe à Paris, Ch. Despiau le prend sous son aile il enseigne dans une école professionnelle et se fait connaître en sculptant principalement des bustes de femmes. Membre de la « bande à Schnegg », comme son concitoyen Despiau, Wlérick développa son œuvre dans son atelier du XXe arrondissement. Présentée au Salon de la Société nationale des beaux-arts, en 1912, sa Petite Landaise fut remarquée par la critique et saluée par Rodin lui-même. « Ce qui me frappe, aurait dit Rodin à Wlérick, c’est que vous ayez mené l’œuvre aussi loin en lui gardant toute sa fraîcheur. C’est beau comme un Donatello, voilà la sculpture de l’avenir. »

Il se marie le 11 janvier 1913 à Paris avec Georgette Aldric, ils ont un fils Gérard né en 1921, qui devient astronome.

En 1919 il enseigne dans des écoles d’art jusqu’à sa retraite en 1943.

Il expose au salon de la société nationale des beaux arts, au salon des artistes décorateurs, à l’exposition des arts décoratifs.

statue equestre FOCHIl réalise la statue équestre du maréchal Foch, place du Trocadéro à Paris, mais aussi des commandes pour orner des monuments aux morts (Labrit, Morcenx…)

L’art de Robert Wlérick se caractérise par une forte intensité dans la construction plastique, trouvant son aboutissement dans les œuvres réalisées à partir de 1925. Il est sa vie durant à la recherche d’un art calme, serein, équilibré et dépouillé,

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Musée Despiau WLERICK Mont de Marsan

Un musée porte le nom de Wlerick et Despiau à Mont de Marsan. Diverses expositions sont consacrées à son œuvre.

 

V comme VIGNES Emile challengeAZ

photoEmile VIGNES est né à Castets en 1876 à la métairie de Cabillon.  Il fréquente  l’école du village jusqu’a 12 ans l’âge du  certificat d’étude, puis commence a travailler  comme résinier .

La guerre de 14-18 va bouleverser  l’ordre établi. Il est réformé car  jugé “ trop grand et trop maigre”.  Alors, en plus de son travail de résinier, il a l’idée de photographier les mères et les épouses des soldats désireuses d’envoyer des clichés à leurs parents  partis à la guerre.

Il commande un appareil  sur le catalogue de Saint -Etienne avec une boîte  de plaques 9×12 et le mode d’emploi. Au début ses photos ne sont pas trés bonnes… mais il persévère et commence à gagner un peu d’argent.

A vélo il  parcours la région pour photographier les mariages et les évènements de la vie familiale et villageoise ( fêtes locales, matchs, les pompiers les cliques ou les fanfares…)

Il achète de nouveaux appareils, connaît de nouvelles techniques  en particulier avec les forestiers américains venus à Castets exploiter le bois pour étayer les tranchées .

En 1919, il se marie s’installe à Castets  où il monte un labo photo et se lance dans la carte postale.

Après la seconde guerre, plus intéréssé par la photo, il arrète le métier de résinier pour se se consacrer entièrement  à son métier de photographe  à Castets .

Le photographe des Landes

ForetEmile Vignes va devenir au fil du temps le photographe des Landes non seulement pour les clichés des noces villageoises mais grâce surtout a son envie de fixer sur la pellicule les paysages landais qu’il affectionne particulièrement.1 photo

En 1916, sa première photo réussie  ramassage des foins qu’il conservera, possède déjà ce qui fera sa renommée : le paysage, les personnages et  le témoignage de la vie de son époque.

Maurice MARTIN et les poètes

Sa rencontre avec le poète Maurice Martin est importante. C’est lui qui  pousse E.Vignes  à exploiter ce désir  de paysages plus esthétiques  qu’il pressent en lui.

Le poète le fait participer aux événements artistiques et littéraires de la région  à titre de reporter photos peut on dire, lui fait connaître les poètes et les écrivains de l’école d’Hossegor et ceux de l’école de Léon .

La forêt, les étangs de Moliets, de Messanges, de Léon, sont  une mine de sujets pour ces amoureux d’une nature encore peu connue.

EXPOSITIONS ET ILLUSTRATIONS

De 1927 à 1935 les clichés d’Emile Vignes figurent en bonne place dans de nombreuses expositions nationales et internationales. Ses clichés seront distingués en France, Espagne, Pologne, Irlande, Suède.

bateauSa photo la plus célèbre celle du bateau échoué a Capbreton un soir de tempête Aprés la tempête sera éditée en 1929 dans le volume n°5 de “Pictorial Photography in América”.

Il agrémente de ses clichés nombre de revues et de recueils consacrés aux Landes parmi lesquels:

-En 1927 l’ouvrage “Nos Landes” de David Chabas.

-En 1929 le compte rendu de la descente du courant d’Huchet organisée par le Touring Club de France dans la revue “sites et monuments”. De nombreuses photos de Vignes paraitront dans cette revue du TCF.

-En 1932 le Sud Ouest économique illustre  un  article sur la Forêt de Gascogne avec  des images signées Vignes .

C’est avec la “Geographie des Landes” de A et M Richard (1936) qu’il atteint un public scolaire nouveau et la consécration.

Il participe à la vie associative locale  devient membre actif de la Société de Borda, correspondant de l’Académie des Sciences et Belles Lettres de Toulouse, membre de la commission départementale des sites et paysages des Landes (1947), de l’Union départementale des syndicats d’initiatives des Landes, chevalier des palmes académiques et enfin lauréat des Jeux Floraux de Contis.

CARTES POSTALES

En 1925 aidé par son ami le photographe F.Bernéde, celui ci en fin de carrière lui cède ses meilleurs plaques photographiques, E Vignes se lance dans la carte postale de paysages.  Il se diversifie fait faire des éditions à son nom  avec au verso des vers des poètes landais.carnet photos

Il devient correspondant du “Sud-Ouest” et de la “Nouvelle Republique”en 1948 dont il  assure la chronique locale.

Son intérêt ne faiblissait jamais  dés qu’il s’agissait de nouveautés que ce soit de nouvelles techniques agricoles et forestières ou le tourisme naissant.

Il fut  un remarquable témoin de son temps.

De la Gironde au Pays Basque il couvrait un vaste territoire, mais son sujet de prédilection reste les Landes sa forêt et ses lacs, la lumière mouvante qui joue entre les pins, l’immobilité des étangs, les ciels changeants, il traduit de manière innée dit il cette beauté cachée, un peu secrète, trés bien rendue par le noir et blanc auquel il sera fidèle toute sa carrière.

Sa  renommée de photographe dArt reste entière à notre époque.

En 1996, Monsieur Jacques Vignes son fils a fait don au Parc Naturel  Régional des Landes de Gascogne de l’oeuvre de son père (plaques de verre, négatifs, tirages photos,matériel de prises de vues et manuscrits).

 

U comme UZA challengeAZ

Commune du département des Landes qui compte  159 uzaquois. Sur une motte médiévale, un château a été construit au XIII siècle, divers propriétaires se sont succédés, jusqu’en 1589 date à laquelle la famille de Lur-Saluces en prend possession et ce jusqu’à nos jours. Il a connu plusieurs restaurations, il compte 41 pièces. Il garde un aspect médiéval.

La famille Lur-Saluces est issu de l’une des plus anciennes familles dont les racines remontent aux croisades. En 1587, peu après la session du marquisat de Saluces, Charlotte Catherine de Saluces se marie avec Jean de lur. De cette époque vient le nom double  » Lur-Saluces ». Dynamiques et entrepreneurs, leur influence est importante dans les Landes où ils installent les forges d’Uza et depuis la fin du XVIIème siècle dans le Sauternais et la région bordelaise. Au XIXème ils détiendront un empire viticole de qualité en sauternais, entre Châteaux d’Yquem, Filhot, Coutet, Fargues et Malle…

Les-Forges-d-Uza_largeUn village dont la population au XVIIe siècle grâce aux forges avait du travail en permanence. Le village va se développer durant deux siècles. Cette industrie conjugue plusieurs ressources le minerai de fer local, le charbon de bois et la force motrice de l’eau. La forge fonderie a fabriquée des boules de canons pour l’armée royale, des plaques de cheminée, des patins de chemin de fer, des obus en 1914… La fonderie a été classée à l’inventaire des monuments historiques ainsi que le parc et le château.chateau uza.jpg

Source A. Richard l’ancienne métallurgie landaise (société de Boda).Wikipédia