Chevaux et Chiens 1914/1918

« L’importance d’un cheval dépasse la seule estimation de sa valeur vénale ».Chevaux

On estime à environ 15 millions le nombre de chevaux enrôlés dans la guerre où hommes machines et bêtes se complète.

En 1914, leur rôle est primordial dans l’attaque; les chevaux  étant des animaux grégaires, ils chargent ensemble, ce qui évite la peur, les arrêts et retours. Leur vie n’est pas facile, ils sont réquisitionnés, doivent s’adapter à de nouveaux maîtres, les chevaux de trait se retrouvent sellés, au milieu des flashes et des bruits des détonations, des odeurs de sang et de phénomènes de peur des hommes et des bêtes.Très vite, avec le développement de l’artillerie, les charges se révéleront un véritable suicide face aux mitrailleuses.

Dans le transport, leur rôle est primordial durant toute la guerre. Ils peuvent seuls accéder à peu près partout. Des chevaux de selle se retrouvent à tirer et au transport. Dans les tranchées, ils sont particulièrement éprouvés; ils peuvent se retrouver embourbés et mourir sur place. Ils subissent le froid, l’humidité, le manque d’hygiène, le manque de nourriture, des maladies de peau telles que la gale, les attaques chimiques, la morve. On manque de médicaments pour les soigner. Beaucoup meurent faute de protection contre les bombardements d’artillerie et les attaques aériennes; d’autres meurent de faim.

Ils ont joué un rôle décisif dans l’évolution de la guerre. A Verdun  l’épuisement des chevaux contribua à l’évolution en guerre de tranchées.

Sur le front de l’est, ils permirent de maintenir la guerre de mouvement.

Les Anglais ont apporté leur expérience des soins acquise durant la guerre des Boers. Des hôpitaux se créent, des tables d’opération mobiles, des bains de vapeur de soufre et les chevaux sont renvoyés au front, plus ou moins guéris .On leur adapte des masques à gaz et on améliore un peu leur transport (certains sont amenés d’Argentine ou d’Amérique du Nord).

A la fin de la guerre, un grand nombre de chevaux seront abattus trop mal en point ou tout simplement, on ne sait pas quoi en faire! Après un tôlée de protestations de la population, on crée pour eux des asiles en France et en Angleterre.

Les Anglais en récupéreront pour servir en Inde.

Même après la guerre, ils viendront encore à l’aide des soldats dans les centres d’hippothérapie pour les aider à se remettre.

9 à 10 millions de chevaux sont morts dans cette guerre à la fin de laquelle ils perdent leur place de choix.

Bibliographie:Horizon 14-18

C comme les chiens  1914/1918

ChiensLes chiens ont également été beaucoup utilisés durant la guerre

Leurs rôles étaient nombreux:

-de transport: beaucoup de chiens de traîneaux furent « importés » du Canada mais ces chiens comprenaient l’anglais mais les hommes ne le parlaient pas forcément ce qui a provoqué quelquefois des attelages fous. Ils transportaient le ravitaillement, les blessés et allaient là où les chevaux ne pouvaient pas passer.

-sanitaire pour retrouver les blessés surtout dans les tranchées

– de sentinelles: ils repèrent les coups de main de l’ennemi, surtout la nuit, certains jusqu’à 300 mètres.

-de messagers

-sacrifiés avec des explosifs envoyés contre l’ennemi

-de chasseurs de rats dans les tranchées.

Comme les chevaux, ils souffrent beaucoup du bruit et des flashes des explosions.

Ils sont un grand renfort psychologique pour les soldats à qui ils apportent leur affection leur chaleur et leur fidélité.

Ils seront souvent tués après la guerre, quelquefois confiés à la SPA ou gardés par les soldats.

Certaines races comme les bergers des Pyrénées ont été beaucoup utilisés du fait de leur rusticité et ont failli disparaître.

 

 

      Bibliographie:Horizon 14-18

                               Eric Baratay,professeur d’histoire contemporaine Lyon 3

Publicités

Un commentaire Ajoutez le vôtre

  1. Annick H. dit :

    Des qu’on parle d’animaux, je fonds! Merci pour cet article. Connaissez vous « Les Poilus d’Alaska » qui ont aide l’effort de guerre dans les montagnes des Vosges et Alsace? J’en avais entendu parler par des vieux « mushers » quand nous habitions en Alaska et recemment a cause du Centenaire 14-18 j’ai trouve plusieurs articles sur eux.

    J'aime

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s