KODAK 1914/1918

Le nom Kodak apparaît en 1888.En 1898 Kodak commercialise l’appareil photo de poche pliant (à soufflet accordéon), le Folding Pocket Kodak qui utilise un négatif de format 57 x 82.

Le lancement des premiers appareils photo à pellicule  qui par leur simplicité  technique  permettront le développement de la photographie amateur.

En 1912 est apparu le Vest Pocket est, sa petite taille en fait  un gros succès .En 01/1915 apparait le modèle  Autographic qui utilise une pellicule spéciale sur laquelle il était possible au travers d’une petite trappe dorsale d’écrire au moyen d’un petit stylet métallique .Ces mots apparaissait au développement sans que le film n’ait été altéré.

Quelques caractéristiques : Les bobines sont de 8 poses, les clichés obtenus mesurent 40/65 mm, l’obturateur offre la pose à 1 ou à 2 temps, les vitesses sont de 1/25 et 1/50.

kodakCet appareil discret donne les meilleures possibilités à un combattant de prendre des photos du front. Les premiers clichés de Jean Decressac illustrent un usage de l’appareil photo compatible avec la situation de mobilisation Decressac Jean, 14-18 : Les Carnets de guerre d’un combattant, Centre départemental de documentation pédagogique de la Charente, 1985.

Cet appareil sera utilisé par les soldats de toutes les nationalités.

Une directive en 1915 interdit aux civils et aux militaires de photographier dans la zone du front, il faut disposer d’une autorisation délivrée par le général.

Ces photographes, sont des intellectuels ou des artistes souvent déjà photographes amateurs.

«Dans cet extrait de La Main coupée, Blaise Cendrars raconte ses démêlés avec les autorités à propos de photos qu’il prend sur le champ de bataille, dans la Somme où il combat :

« Dans la journée, c’était un paysage lunaire avec des entonnoirs de mines qui se chevauchaient, sa raffinerie de sucre qui avait été soufflée [il s’agit de celle de Dompierre-en-Santerre], son calvaire dont le Christ pendait la tête en bas, raccroché par un pied à sa croix, ce qui me valut, à moi, trente jours de prison, non pas pour y être allé voir en plein jour, mais pour en avoir fait une photo. (Certes, les sergents étaient jaloux de mon ascendant sur les hommes). J’avais le droit d’avoir un Kodak, mais il m’était interdit de m’en servir. Et lieutenant, capitaine, commandant, colonel confirmèrent cette interprétation pour totaliser autant de jours de prison. La prison, on ne la faisait pas tant qu’on était en première ligne. Mais l’on était mal noté et, quelque part, bien au chaud dans un bureau, un scribouillard portait le motif dans un registre. La connerie de tout ça ! D’autant que cela ne m’a pas empêché de tirer des photos jusqu’au dernier jour. Il est vrai que Machin, l’Alsacien, le tampon des sergents, n’était plus là pour m’épier et faire des rapports… »

Cet appareil est depuis 1925 surnommé le « Kodak des soldats «  bien que vraisemblablement il n’ait pas eu un aussi grand succès. En pleine guerre ils avaient d’autres soucis (survie, hygiène, froid, nourriture) et pas tellement de moyens financiers.

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