Ustensiles de cuisine 1914/1918

Ils sont importants dans la vie d’un soldat car, de sa nourriture, dépend son état physique et moral. Au début de la guerre, chacun se débrouillait avec des instruments de cuisson bricolés, braseros, réchauds fabriqués avec des boîtes de conserve. La nourriture étant un problème quotidien et essentiel, on nomma un soldat par compagnie pour la corvée de ravitaillement. Des bidons étaient utilisés pour transporter la soupe, qui arrivait toujours froide, de la cuisine régimentaire jusque dans les tranchées. Chaque soldat avait un bidon d’eau de 1 ou 2 litres, ration quotidienne souvent insuffisante; on la faisait bouillir ou on y ajoutait une pastille aseptisante.

CasserollesIl portait un quart, fixé au bidon, placé dans sa musette avec sa gamelle, fermée par un couvercle retenu par une chaînette.A partir de décembre 1915,on y ajouta un plat avec une poignée amovible rangés dans la gamelle. On rangeait aussi dans la gamelle une cuiller, une fourchette et un couteau que l’armée ne fournissait  pas, un ouvre-boîte « le singe »également d’achat civil.

moulin caféUn moulin à café filtre  « Klapper »complétait l’ensemble, sous le plat. La musette était en toile beige ou ocre et le bidon d’eau recouvert de tissu bleu, anse fauve.Fin 1917, chaque combattant reçut en plus une boîte à vivres en fer blanc destinée à protéger la nourriture de l’humidité et des rats.

roulanteA partir de 1915, les repas furent préparés dans des cuisines ambulantes tractées par 2 chevaux, les roulantes ou « bousines »où on préparait le « frichti ».Les bouthéons étaient des gamelles collectives.

Au fur et à mesure du temps, les soldats essayaient de se procurer une musette et un bidon d’eau supplémentaires, ce qui n’était pas réglementaire car trop lourd et occasionnait trop de fatigue car portés par une courroie sur l’épaule droite pour éviter les chocs avec la baïonnette. (Les Allemands les portaient attachés avec 2 sangles au ceinturon).Vers la fin de la guerre, le lieu de ralliement est la « popote »,à l’arrière des lignes, où circulent les nouvelles, où chacun partage ses rations et où l’on se cotise pour améliorer l’ordinaire.

  Bibliographie :  « Les voyageurs du temps »

                              écomusée du Perche

                              Les Français à Verdun

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2 commentaires Ajoutez le vôtre

  1. Elisa dit :

    Merci pour cet article très instructif.

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  2. Annick H. dit :

    Sur Gallica, j’ai trouve un livre « Livre de cuisine militaire aux manoeuvres et en champagne » (Henri Charles-Lavauzelle, editeur militaire) date de 1909 qui probablement a servi au debut de la grande guerre. Ca serait peut-etre un complement interessant a votre article sur les ustensiles pour manger « cette cuisine ». Car a propos de cusine, je me rappelle ce que mon grand-pere nous chantait: « C’est pas d’la soupe, c’est du rata. C’est pas de la M…. mais ca viendra » Nous les gosses, nous nous tordions de rire, mais lui n’avait pas du rigoler dans les tranchees.

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