Le naufrage du réveil matin dans le golfe de Gascogne

Des naufrages il y a en eut depuis que l’homme navigue. Les causes en sont multiples Le golfe de Gascogne  a toujours été un endroit réputé dangereux pour la navigation, en raison des courants, des vents violents, des tempêtes qui s’y développent. Les navires en perdition sont rabattus  par les vents vers la cote qui offre peu de refuge aux bateaux en détresse.

Des erreurs humaines.

Des actes  de piraterie  ou de guerre.

Une approche délicate des ports de Bayonne ou de Capbreton.

Ils ont lieu surtout entre Novembre et Février, les jours sont courts, les courants puissants, les vents soufflent forts.Il y en a moins  grâce aux progrès de l’architecture navale, au développement des postes de douanes, des stations balnéaires, mais  cela est toujours possible.Les seigneurs du littoral avaient un « droit de bris et de naufrage » qui leur donnait la propriété des épaves et des cargaisons, des navires naufragés sur leurs terres. Les populations venaient se servir.

L’un des plus mémorable fut celui du brick le « Reveil-Matin ».

image carte

Le courrier de Bayonne du 5 décembre 1859 publie un article sur l’épouvantable sinistre du naufrage du brick « le reveil-matin ».

Le lieutenant François Darroqui, de Guéthary, second Jean Etchepare, du même village a du quitter Terre-Neuve, il y a une vingtaine de jours pour Bayonne. Le 26 au soir, la nuit toute à fait noire, et il était impossible de rien voir devant soi. Le brick, toutes voiles dehors, quant vers dix heures du soir, le navire toucha le fond, au nord de la rivière de Mimizan à deux kilomètres environ du poste de douane. L’équipage attendit un moment avant de gagner la cote, l’ignorance des lieux, la rupture du mat de misaine qui blessa un grand nombre des ces malheureux assemblés sur le pont, telles sont les causes qui n’ont permis qu’à un petit nombre d’atteindre la terre.

Les douaniers du poste de Mimizan ont accueilli les naufragés à bras ouverts, leur ont donné de quoi se couvrir, et ont conduit les blessés à l’hôtel de Mimizan où ils ont reçu les soins les plus diligents d’un médecin dévoué. Le capitaine d’armement M.Carmier  envoyé sur les lieux a trouvé les naufragés dans un dénuement total ; leurs effets, leur avoir, tout a été englouti ; les petites épargnes qu’ils étaient  si heureux d’apporter à leur famille, les flots les ont dévorées  ………Des nombreuses souscriptions en faveur des familles des victimes et des rescapés furent organisées

Ce voilier comptait 133 passagers et 19 hommes d’équipage. Ce naufrage fit de nombreuses victimes.

Source : Courrier de Bayonne. PORT D’ALBERT B. Saint-Jours. Histoire des naufrages sur le littoral Landais. Par Jean-Jacques TAILLENTOU

 

 

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