ARNAUDIN Felix

Né le 30 mai 1844 à Labouheyre (Landes), de son vrai nom Simon Arnaudin , dans une famille aisée vivant des revenus de plusieurs métairies. Son enfance se passe en pleine nature, dans la lande. Après 3 ans d’études et d’ennui à Mont de Marsan, loin de ses Landes qui le hantent, il rentre chez lui et continue ses études avec son   curé .  Il travaille quelques années avec son père, sans intérêt.

En 1874, Marie Darlanne ,servante de la famille et maîtresse de Félix est chassée de la famille qui ne peut tolérer cette liaison. Elle reviendra vivre avec lui en 1881 et restera sa compagne jusqu’à sa mort en 1911. La vie d’Arnaudin est ainsi partagée entre son amour pour  Marie et son amour pour ses Landes. Il est un chasseur passionné. Il avait été révolté par la loi du 19 juin 1857 obligeant toutes les communes des Landes à ensemencer de pins les territoires marécageux ; déjà  la ligne de chemin de fer Bordeaux-Bayonne avait été construite en 1855. Selon l’opinion de l’époque, « la toute jeune forêt landaise civilisatrice aura raison du Sahara français et de ses derniers sauvages « .Auparavant, c’était un paysage de campagne avec ses airials, ses métairies en bois et torchis, ses marais, ses lagunes. Autour, de vastes  étendues désertiques mais avec ses parcs, ses bordes recouvertes de branches. C’est donc en 1874 que Félix Arnaudin entreprend l’œuvre de sa vie, la sauvegarde de la culture landaise qui disparaît (vie pastorale et désert envoûtant).Il vit dans la nostalgie des temps révolus et s’oppose au mythe du progrès de l’époque. Il consacre sa vie à sauver de l’oubli tout ce qui faisait l’âme de son pays par l’écriture, le collectage des contes, chansons, proverbes, langues. Mais aussi par l’image grâce à l’achat d’un appareil photo, concession au progrès, qui lui permet de fixer paysages, habitat, costumes, scènes collectives …et qui marque  le début de son énorme « collection »de photos dont il tiendra un  répertoire détaillé. Les progrès techniques en matière de photographie  et l’amélioration de ses compétences l’aident dans sa tâche. Il est encouragé dans cette voie par Jean Baptiste Lascarret , homme public estimé qui l’introduira auprès des membres de l’Académie de Bordeaux. Parallèlement, il devient folkloriste, surnommé « le pèc »(le fou) ou « lou limajayre »(l’imagier) . Il correspond avec de grands spécialistes du folklore et est reconnu par ses pairs mais il publie peu.  Le 6 décembre 1921, il meurt dans la maison familiale du Monge à Labouheyre , convaincu d’avoir failli à sa mission envers son cher pays. Or, toute l’ancienne Lande est consignée dans ses milliers de pages  d’archives manuscrites, recueils de chants, contes, proverbes, lexiques,  études historiques, monographiques, naturalistes, journal, photos,  répertoires multiples, magnifiques brouillons du grand livre auquel il a consacré sa vie.

felix_arnaudin_autoportrait_vers_1876_inv_66-27-3151Félix ARNAUDIN, Autoportrait, vers 1880, d’après négatif sur verre au collodion Collection Musée d’Aquitaine, Inv.66.27.3151

  L’OEUVRE DE FELIX ARNAUDIN

  LES ARCHIVES DEPARTEMANTALES DES LANDES

En 1979, des papiers sont donnés par la famille au Parc naturel des Landes de Gascogne qui seront déposés en 1991 aux AD.  En 1992, Jacques Boisgontier y fera un dépôt. Une partie des manuscrits avait été confiée à Gaston Guillaume professeur de langues et de littérature du sud ouest à la faculté de lettres de Bordeaux de 1930 à 1950 et certaines pièces d’archives n’ont pas été retrouvées.L’ensemble de ces archives contient:  Chants populaires de la grande lande. Divers : correspondance…Dictionnaire gascon. Dictionnaire et proverbes.   Au temps des échasses (dossier photos).    Contes et légendes. Notes sur les communes , la chasse …                  

                      MUSEE D’AQUITAINE DE BORDEAUX

Le fonds photo a été déposé en 1966 par la veuve de Paul Dourthe,son petit cousin.

BIBLIOTHEQUE MUNICIPALE DE BORDEAUX

Détient la bibliothèque personnelle de Félix Arnaudin.

LE MUSEE DE SOLFERINO

Actuellement fermé, il détient des objets traditionnels dits de la Collection F. Arnaudin, son appareil photo, son vélo « la rouleuse »qui a fait au moins 20000 km.

       EDITIONS

Ses Œuvres Complètes en 8 volumes ont été éditées entre 1994 et 2003 (coédition par le Parc Naturel des Landes de Gascogne et les Editions Confluences de Bordeaux.

Ref :Les fonds Félix Arnaudin  garae.fr

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