BREMONTIER Nicolas

                     bremontier 3  Né en 1738 au Tronquay dans l’Eure, il devient ingénieur des Ponts et Chaussées à Bordeaux après avoir enseigné les mathématiques.  Il a réalisé la fixation des dunes du littoral gascon. A l’origine, il y avait quelques zones couvertes d’arbres mais un défrichage ancien et des techniques de culture peu judicieuses ont conduit à la désertification et à l’abandon, seule la lande pouvait s’installer. Le reste était couvert de zones humides où les bergers élevaient leurs  moutons et cultivaient quelques céréales notamment du seigle.Entre le Moyen-Age et le XIX ème siècle, il est rapporté plusieurs engloutissements de villages, ensevelissements d’églises. Il est donc paru indispensable de fixer les sables mobiles.

Les premiers à tenter cette fixation furent les Captaux de la famille de Ruat à La Teste de Buch vers 1760 en ensemençant les lettes (dépressions entre deux dunes). Ils manquent rapidement d’argent et ils se heurtent à la population hostile. Ce furent ensuite Guillaume et Mathieu  Desbiey  qui, en 1769, font un essai couronné de succès de fixation en couvrant le sol de branchages, genêt, bruyère, ajonc pour protéger les semis du vent. A la même époque, Charlevoix de Villiers, ingénieur maritime étudie la possibilité de creuser un tunnel reliant le Bassin d’Arcachon à l’Adour. Il rédige un mémoire sur l’obligation de fixer les dunes au préalable. Son étude sera sans suite mais son mémoire sera utilisé par Nicolas Brémontier. Il reprend les travaux des Desbiey et les idées de Charlevoix de Villiers. Il fait des essais de fixation en 1786 avec M . Peyjehan(qui avait travaillé avec François de Ruat ) dont le bilan en 1795 est très positif .A 70 m de la ligne atteinte par les plus hautes mers, on construit une palissade de madriers contre laquelle le sable s’accumule. On relève  les madriers à mesure jusqu’à former une dune de 10 à 12 m, barrière de  sable de surface fixé par des semis de gourbet dont les racines s’étendent  vite . On sème ensuite des graines de pin maritime, d’ajonc et de genêt  sous couverture de fagots de branchages.

paysage dunes.jpg Au bout de 4ans, les genêt  mesurent 2 m de haut et le pin grandit protégé et dépasse les autres  plantes qui pourrissent en lui apportant les éléments organiques fertilisateurs . Les travaux sont interrompus pendant la révolution et à cause du manque de crédits mais sa ténacité l’emporte. Il devient président de  la Commission des Dunes en 1801 et les travaux sont repris et étendus aux Landes en 1808 ; ils seront poursuivis après sa mort en 1809 de la tuberculose. En 1817, les Ponts et Chaussées prennent en charge les travaux. La loi du 19 juin 1857 impose à toutes les communes des Landes de boiser. En 1862, les Eaux et Forêts reprennent la charge des travaux qui seront terminés en 1876.  La forêt des Landes est la plus grande forêt artificielle d’Europe Occidentale : 1 million d’hectares.

Ref :wikipedia

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