GIEURE François Marie

Né le 2/5/1851 à Castets  il est le deuxième fils de Barthelemie Gieure propriétaire rentier, commis aux forges et de Marie Virginie VIELLE institutrice.

Son frère François Albin né 26/12/1844 fera une carrière de médecin, de journaliste et d’homme politique député des landes en 1885.

François Xavier Gieure, Il  est président de la Confrérie de Saint-Vincent de Paul au collège ecclésiastique de Dax. Il entre ensuite au séminaire de Saint-Sulpice, à Paris.

Ordonné prêtre le 30/5/1874, il rentre dans son diocèse d’origine et est nommé vicaire de la paroisse de la Madeleine  à Mont-de-Marsan.

Envoyé au petit séminaire d’Aire-sur-l’Adour comme directeur, il y reste peu de temps, il est appelé à l’aumônerie du couvent des religieuses Ursulines de Saint-Sever.

En 1891, il est nommé chanoine honoraire et directeur au grand séminaire, il en devint le supérieur en 1895.

Choisi pour le siège épiscopal de Bayonne 21 février 1906, il est ordonné par Pie X à Saint-Pierre-de-Rome le 25 du même mois. En mars  de cette même année il est installé évêque de Bayonne où il restera jusqu’au 31decembre 1933 date à laquelle il démissionne de sa situation d’évêque de Bayonne Lescar et Oloron.

Après sa retraite janvier 1834 il est nommé Archevêque titulaire de Cius.

Il meurt à Messanges le  23/4/1937 âgé de 85 ans, il a alors le titre Évêque émérite de Bayonne , lescar et  Oloron).

Evêque très actif,  Il se distingue par ses initiatives dans le domaine du régionalisme et de la musique.  En 1912 c’est lui qui déposera sur la tête de la vierge et de l’enfant jésus au sanctuaire de Bétharram les 2 couronnes d’or formées de rameaux entrelacés offertes par le pape Pie X. Par l’ordonnance du 15 août 1913 décide la création de la paroisse Notre-Dame de Pau ; Il  participe à la construction de diverses église et chapelles, pose la première pierre de l’église Ste Marie de Anglet. Il fait imprimer un catéchisme de l’église de Bayonne ,« Un grand évêque de France, monseigneur gieure, évêque de Bayonne de  chanoine Jean Lamarque  paru 1937  retrace sa vie  » 

Après la loi de séparation de l église et de l’état (1905), suite aux inventaires des biens ecclésiastiques et de leurs vente, Il fait rappeler en  chaire que les acquéreurs des biens de l’église seraient excommuniés ce qui lui vaut un procès en correctionnelle le 5/7/1909.Dans  un article parut dans le journal L’humanité, intitulé un Monstre en soutane  le journaliste ironise sur une maladresse du gouvernement à traduire un prélat en justice. (L’humanité journal quotidien Socialiste dont le directeur politique est Jean Jaurès)

Suite a cette condamnation une vente aux enchères aura lieu a Messanges ou quelques meubles lui appartenant  seront vendu jusqu’à hauteur de 800Fpour couvrir l’amende et les frais de justice.Texte

blasonBlason de Monseigneur Gieure

Armes de Mgr Gieure évêque de Bayonne de 1906 à 1934.

Tranché au 1 d’azur à Notre Dame de Bulose d’or; au 2 gueules au calice d’or à l’hostie issante d’argent, une bande d’argent brochante sur la partition .Devise: Da robur, fer auxilium.

Sources état civil  AD 40, site BNF.

A l’occasion du centenaire de la Grande Guerre de 14-18, le site du diocèse de Bayonne diocese64.org  publie un extrait d’une lettre de l’évêque de l’époque, Mgr François-Marie Gieure parue dans le bulletin religieux du diocèse de Bayonne du 27/12/1914  aux prêtres et séminaristes de son diocèse qui servent la patrie

« Bayonne, le 20 décembre 1914

(…) Vous avez tous, et sous toutes les formes, fait votre devoir

.Deux prêtres, deux séminaristes, deux religieux, sont glorieusement tombés au champ d’honneur. (…) Ce sont là les victimes connues. Mais il y a aussi les disparus ! Prêtres, séminaristes dont nous n’avons plus de nouvelles depuis trois, quatre mois. Ceux-là, nous ne prononçons plus leurs noms qu’en tremblant et en priant.

Il y a les blessés. Un jour, un directeur du Grand Séminaire qui est sur le front, écrira : tous nos séminaristes qui se battent dans cette région ont été blessés. Beaucoup d’entre eux, guéris de leurs blessures, sont revenus au feu.

Il y a les prisonniers ; ceux-là ont été emmenés en captivité. Sur la terre étrangère, ils partagent le sort de nos soldats,  compatissant à leurs peines, les évangélisant, adoucissant les amertumes de l’exil par un redoublement de zèle et l’évocation des pensées surnaturelles.

Beaucoup d’entre vous sont dans les tranchées, dans le coup de feu, prennent part à toutes les batailles, et avec quelle intrépidité, quel mépris de la mort !

Nous vivons dans de continuelles alarmes à la pensée des dangers que chaque jour vous courez ! Mais nous frémissons aussi d’orgueil quand les journaux nous racontent vos exploits, les hommages officiels rendus à votre bravoure. Nous vous avions donné dès le début de la guerre cette consigne : partout les premiers ! Toujours les meilleurs ! (…)

Que Dieu accorde à notre France bien-aimée la victoire suivie d’une paix glorieuse, et à vous tous un prompt et heureux retour dans nos chères Pyrénées. Ce sont mes vœux ; je sais que ce sont les vôtres.

Je vous bénis affectueusement. »

 

 

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