FONTAINES et SOURCES (1)

 

Fontaine Moliets

Fontaine Notre-Dame de Moliets

Les sources et les fontaines aux vertus curatives et « miraculeuses » ont été très fréquentées autrefois en France et dans les Landes avant les progrès de la médecine. Cette « hydrothérapie rustique » bon marché était très populaire. Le département des Landes est le plus riche en fontaines il en compte 256.

Les termes gascons « Hont », « Hon » ou « Font » désignent aussi bien la source que la fontaine. La différence vient de leur aménagement qui va du simple trou d’eau à un abri maçonné.  Fontaine Ousse Suzan

Source St Girons à Ousse-Suzan

Nos lointains ancêtres se soignaient dès la préhistoire avec les moyens mis à leur disposition par la nature. Les Gaulois puis les Romains connaissaient les bienfaits de ces eaux dont l’Aquitaine « pays d’eau » était très bien pourvue.

Fontaine chaude Dax

                    Fontaine chaude de Dax, connue des Romains.

A l’ère chrétienne, ces sources et fontaines vont être christianisées par l’Eglise qui ne parvenait pas à en détourner ses fidèles. C’est pourquoi aujourd’hui les sources sont ornées de croix et de statues portant les noms de saints et de saintes auxquels elles sont dédiées.

Des processions étaient organisées à certaines dates de l’année : les jours de « l’assemblade » de la saint Michel à Ousse Suzan ou encore le jour de l’assomption à Moliets (dernière procession vers 1960).

En pratique, soit on buvait l’eau bienfaisante, soit l’on s’y baignait, soit le plus souvent on se frictionnait avec un mouchoir ou un tissu trempé dans la source.

La coutume voulait que le linge utilisé soit laissé sur place, accroché aux arbres autour de la fontaine en évitant de toucher les autres chiffons, sous peine d’attraper le mal. A Losse et à Ousse-Suzan le nombre impressionnant de ces « ex-voto » accrochés autour des sources atteste de la fréquentation du lieu.

source Losse        Source osse Suzan                               Source Saint George à Losse               Source St Jean Baptiste à Ousse-Suzan

Lorsque un village comptait plusieurs fontaines il fallait consulter une « recommendaïre »ou recommandeuse, terme gascon pour une femme qui, au vu de la personne malade la dirigeait selon un rite, vers la source la plus appropriée. Les rites accompagnateurs participaient à la guérison des malades. Ils variaient d’une source à l’autre.

Le plus courant était celui des « candelous »: la recommandeuse allumait  trois petites bougies portant chacune le nom d’un des saints tutélaires. La première bougie éteinte désignait la fontaine la plus bénéfique…

Ces «recommandaïres » qui savaient à quel saint se vouer, mêlant le divinatoire, la piété et la médecine ont disparues de nos jours. Il faut cependant se garder de se moquer de ces pratiques héritées du fond des âges car si la dévotion n’est plus vraiment de mise, nous fréquentons toujours assidûment les stations thermales, sources de bienfaits reconnues par la médecine.

A suivre…
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