Mandrin : Rixe de 1753

1                                                      maison de Mandrin

Suite au décès de son père le 20 janvier 1742, L.Mandrin devient à 17 ans chef de famille, à la tête d’un commerce et d’une exploitation agricole à Saint-Etienne-de-Saint-Geoirs. Il  est très vite couvert de dettes.

Afin de sauver sa situation financière, Mandrin signe en mai 1748 avec des banquiers lyonnais et la Ferme un traité par lequel il s’engage à fournir 97 mulets aux troupes du maréchal Belle-Isle engagées en Italie. La guerre arrivant à son terme, l’armée n’a plus besoin de sa marchandise lorsqu’il arrive en Italie. A son retour,  pendant la  traversée des Alpes, il perd de nombreux animaux… comble de malchance il n’obtiendra jamais de la « Ferme »  les indemnités promises pour son travail… d’où sa haine envers cette institution royale.

A partir de ce moment tout se ligue contre la famille Mandrin. Ses frères Pierre et Claude  s’enfuient après avoir été condamnés  aux galères à vie pour vol dans une église. Louis décide alors de venger ses frères.

La rixe de 1753  décidera définitivement du sort de Louis Mandrin:

Le 29 mars 1753 à l’occasion du tirage au sort de la milice (troupe chargée d’assurer des missions de gardes), Pierre Brissaud le fils d’un ami de Mandrin est désigné. N’ayant put  obtenir  une dispense des autorités,  le père du jeune homme  fait évader son fils qui sera aussitôt déclaré « réfractaire et fugitif ».

Mais, l’affaire se complique car dans le village voisin, un certain Pierre Roux est aussi désigné pour la milice. Ce dernier cherche alors par tous les moyens  à se saisir du « fugitif », car s’il l’attrape, selon la loi, il sera dispensé de servir six années dans cette institution mal aimée.

Un  combat sanglant s’engage entre les Brissaud aidés de Mandrin et les Roux … La rixe  est mortelle… les deux frères Roux sont tués à coup de fusil.2

cartouchière de Mandrin

Les peines sont très sévères: l’intendant du Dauphiné condamne le père Brissaud à 500 livres d’amende, le fils Pierre  servira 10 ans dans les milices, son frère Benoit est pendu à Grenoble le 21 juillet 1753.

Louis Mandrin jugé complice prend la fuite, en même temps son frère est pendu pour faux-monnayage.

Contraint à la clandestinité, Mandrin rejoint alors  la bande de contrebandiers de Jean Belissard dont il  devient très vite le chef…

Là, commence une autre histoire.3

 

Source: Louis Mandrin, un brigand  face au fisc, lefigaro.fr

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