Mandrin : la Quatrième campagne ( 1754)

logo mandrin finalLe 5 janvier 1754, la carrière de Louis Mandrin débute véritablement. Il fera six campagnes éclairs entre 1754 et  1755.1

Rappel des premières campagnes:                                                                                      

  C’est au cours de sa première campagne (5 janvier 1754 – 8 avril 1754), le sept janvier, qu’avec une douzaine  d’hommes, Mandrin  met en fuite à Curzon près de Romans des « employés des Fermes » en embuscade. Il y aura deux morts et des blessés du côté de la  Ferme. Le brigadier est désaisi de ses armes, de son  cheval, de son manteau et de son chapeau bordé d’or !3

Ce premier trophée: le chapeau de feutre noir galonné d’or avec festons, Mandrin ne le quittera plus!

Il ne se départira jamais,non plus, de son ressentiment envers la Ferme.

Sa tactique est d’aller vite, très vite, pour devancer les troupes  lancées à ses trousses.

Voltaire déclarait: « … il a la vitesse de la lumière. » !!                                  

Dans les villages, à la hâte, les Mandrins  vendent leurs marchandises de contrebande à petit prix et vident les caisses des entreposeurs de tabac, sous la menace des armes… pour le plus grand bonheur des villageois. Mais, gare à ceux qui se mettaient en travers du chemin de Mandrin… ils passaient de vie à trépas, promptement!!

Les incursions des contrebandiers se terminaient en général joyeusement, à boire  dans les tavernes …..

 4ème campagne: 20 août 1754 – 5 septembre 1754

Campagne trés courte mais innovante:

A partir d’août 1754, La Ferme réagit et interdit à la population d’acheter les produits de contrebande. Alors, Mandrin va changer de méthodes. Non seulement, il vend ses marchandises de contrebande aux entreposeurs des Fermes sous la contrainte des armes et au prix fort….mais, il pille ces mêmes entrepôts  et  vend le butin à bas prix aux habitants !!!2

fresque de Mandrin à Brioude

Le 20 août, Mandrin et sa troupe rentrent  en France par la Savoie, ils arrivent trés vite à Brioude. La maréchaussée est envoyée pour arrêter les brigands; les gendarmes de Riom, de Clermont et d’Issoire se dépêchent  …  malchance… ils arriveront trois jours aprés le départ des mandrins!!

Le 29 août à la tête de trente cinq hommes, Mandrin entre à Montbrison.  Sa première action est de forcer le sieur Faure,le tenant du bureau de tabac, « le pistolet à la gorge », d’acheter sa marchandise, au prix fort. Un reçu de 5.532 livres et 7 sous, atteste de la transaction!

Puis  nouveauté, il déclara: « …nous faisons de l’argent, faisons aussi des hommes… »

Suivi de sa troupe, Mandrin se dirige l’après midi vers la prison et libère les détenus incarcérés pour désertion, pour contrebande ou pour faux-saunage.5

Tour des prisons (reste de l’ancienne prison de Montbrison.

Après un détour par la Bresse, le  2 septembre, les mandrins sont à Pont de Veyle et Fort de Joux à la frontière suisse  où une dernière salve tue un « gâpian » et en blesse d’autres avant de rentrer en Savoie.

Les deux dernières campagne voient les mêmes scènes se répéter:       visite chez les receveurs des Fermes et les entreposeurs  des tabacs, visite des prisons et ventes des marchandises. Tournées dans les bistros où les « mandrins » pouvaient boire et faire la fête toute une nuit!                                                                                                                                   Ses troupes comptent 200 à 300 hommes, mais le danger se rapproche des fusillades éclatent. Mandrin aura le bras cassé pendant sa 5ème campagne (4 oct-29 oct 1754).

Les choses se gatent durant la 6ème et dernière campagne (15 déc 1754- 25 janv 1755). Dans le village de Guenand, Mandrin bat en retraite devant un fort contingent de troupes de Fischer et de dragons de La Morlière… Pendant l’assaut, contre une véritable armée, il perd son fameux chapeau noir et reçoit deux coup de fusil.

Échec militaire mais pas populaire, son courage pendant la retraite en plein hiver dans la montagne pour regagner la Suisse, lui vaudra une renommée bien établie de son vivant déjà.6

L.Mandrin appelé aussi bien « capitaine général des contrebandiers » ou encore « Belle Humeur » parcourut en une année avec une rapidité incroyable: le Dauphiné, la Provence,le Vivarais, le Forez, l’Auvergne,le Lyonnais, la Bourgogne et la Franche-Comté !

Sources: mandrin.org/campagnes-de-mandrin.html. ; Le printemps de l’histoire. Cl Latta.

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