Mandrin : ses lieutenants

La bande de Mandrin comprenait aussi bien des déserteurs, des paysans savoyards mais aussi des fils des meilleures familles de la région. Ils étaient recrutés avec soin. Les premiers furent « des pays » originaires de St Etienne de Geoirs où des environs.

Cette bande se composait selon les besoins de quelques dizaines d’individus voire une centaine. Le signalement de certains est connu car ils étaient recherchés. Les « Mandrins » firent leur première attaque en janvier 1754, leur nom va retentir en Savoie et en France. Ils étaient jugés brutaux, voleurs et parfois criminels par certains, et comme des sauveurs par d’autres. Ils plaisaient aux jeunes filles et aux femmes, avaient le verbe et l’argent faciles. Certains ont fait des testaments déposés chez un notaire de Pont de Beauvoisin ; Ils y sont qualifiés « d’honorable » parfois même de « bourgeois ». Ils donnaient à l’église.

Voici le résumé de la vie de deux de ses fidèles lieutenants.

Bélissard Jean dit « le pays »

Né à Brion en 1720 près de St Etienne de Geoirs, Il est grand, robuste, avec la barbe noire, le teint basané.bELISSARD

Ancien soldat de l’armée d’Italie, devenu contrebandier en 1746, condamné à être rompu vif par la commission de Valence en 1747, arrêté en Savoie sur demande de la France, évadé en 1748 de la prison de Chambéry, il organise des opérations en France mais a ses dépôts en Savoie, il est riche grâce à cette contrebande bien organisée.

Sa réputation de chef autoritaire, vigoureux, sans foi, ni loi au fort caractère séduit Louis Mandrin.

Mandrin pris rapidement la tête de la bande de contrebandiers dont Belissard est le premier lieutenant. Lors de leur première campagne Bélissard offrit à Mandrin le chapeau du brigadier, bordé d’or, comme gage de fidélité, Mandrin l’accepta et le mit les jours de bataille pour marquer l’estime qu’il lui portait et encourager les autres à suivre son modèle.Signalement Bélissard

Bélissard  est aussi riche que mandrin environ 100.000 livres.

Jean François d’Huet de Saint Pierre dit Jambon

Naquit en 1735 dans une des plus anciennes familles de Echelles. Il avait 13 sœurs et frères dont l’un Jean fut le « major » de Mandrin. Il a servi comme artilleur dans les troupes françaises, il déserte à Grenoble où son régiment était en garnison. Ses compagnons l’avaient surnommé « Jambon ». A 21 ans il se joint à Mandrin dont il devint le meilleur ami. Il participe aux nombreuses campagnes.Il est arrêté avec Mandrin dont il partageait la chambre au château de Rochefort dans la nuit du 10 au 11 mai 1755. Il est conduit à Valence, jugé et condamné dans les jours suivants, puis exécuté.

La mandrinade, ou l’histoire curieuse, véritable et remarquable de la vie de louis Mandrin.  Généanet chronique familiale Mimi et cocotte moineau

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