Mandrin : ses Zélateurs

logo mandrin finalMandrin est très apprécié par l’aristocratie locale, il est en relation avec les meilleures familles de Savoie. Le docteur Passorat de la Chapelle, qui fréquentait les meilleures familles du pays, parle de ces faits en témoin immédiat : « Les contrebandiers sont favorisés des Savoyards, je veux dire qu’où en fait l’apologie dans de très bonnes maisons. On y vante les actions de Mandrin et on les met au niveau des traits du plus grand héroïsme. J’en ai été plus d’une fois témoin. »

Il est reçu par le président du parlement de Grenoble qui alla jusqu’à engager des fonds dans ses opérations. Les gentilshommes demandent à leurs vassaux de l’aider à passer en France. Ils vont jusqu’à corrompre les officiers des troupes royales.

Le marquis de Saint-Séverin, banquier, abrite des contrebandiers dans son château.

voltaireVoltaire écrit, le 14 janvier 1755, à la duchesse de Saxe-Gotha :

« Il y a trois mois, Mandrin n’était qu’un voleur, c’est à présent un conquérant. Il fait contribuer les villes du roi de France et donne de son butin une paie plus forte à ses soldats que le Roi n’en donne aux siens. Les peuples sont pour lui, parce qu’ils sont las du repos et des fermiers généraux ».

Mandrin avait le public pour lui. « Tout le peuple est pour ces révoltés, écrit le marquis d’Argenson, puisqu’ils font la guerre aux fermiers généraux. » 

Des commerçants de Genève, de Nyon, de Coppet, de Carouge (Savoie), lui étaient dévoués. L’un d’entre eux, François-Henri Divernois, chez qui Mandrin avait de l’argent en dépôt, était ami de Jean-Jacques Rousseau, qui parle souvent de lui dans sa correspondance. ( FRANTZ FUNCK-BRENTANO).

Mme Lussigny, épouse du représentant de la ferme à Ambert, après le marché conclus, offrit à Mandrin un verre de vin vieux. On conserve encore dans la maison, le gobelet d’argent où Mandrin a bu.

On l’invite aux noces de village et à celles de château, il est le parrain de nombreux enfants.

L’un de ces plus grands fans est le curé de Saint Médard dans la Loire, l’abbé Léonard cure-en-soutaneécrit dans le registre paroissial entre les baptêmes, mariages et sépultures, son admiration pour Mandrin.

D’abord une chanson :Chanson

Mais aussi des notes en voici une.Note

enfin une épitapheEpitaphe

Voici quelque uns de ces admirateurs et soutiens.

Source : Wikisource, Gallica, AD 42

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