Les hitillères dou traouc

Avant Halloween , les sorcières existaient déja, la preuve !!!

 Un jour Bernadot va porter un paquet à la maison de Jeanne et de Jules. Il le dépose à la cuisine et avise l’évier coté rue, l’évier sur lequel trônait une cuvette émaillée blanche, bordée d’un liseré bleu. Et il partit avec « un au revoir Madame, jusqu’à la prochaine fois ».

A deux heures du matin nos habitants entendent du bruit.

                        –  Jules, Jules, il y a quelque chose à la cuisine, va voir.

                         –  Ce n’est rien, c’est dans la rue.

                        –  Ecoute, c’est à la cuisine, va voir.

Jules n’est pas content, il va voir, il n’y a rien, hil de pute, et il revient au lit.

Dix minutes après : raou, raou.

                        un-chat  – C’est le chat, tu n’as pas regardé.

                          – Hil de pute, hil de pute.

Et il revient au lit

Le temps de dire un pater, raou, raou…

                          – Mais diable d’homme.

                          – Ah, non ! j’en ai assez vu je tai dit qu’il n’y a rien, tu n’as qu’à aller voir toi-même.

Et Jeanne, vêtue de sa longue chemise de nuit, allume la lumière, regarde toute la cuisine, prend la cuvette, regarde le traouc : « si ce n’est pas le chat, c’est un rat, car j’ai bien entendu ».dessin-de-rat

 

Et elle revient au lit grommelant.

Cette fois-là le temps de dire trois pater : raou,raou, ting, poum…la femme ne disait rien et son homme non plus.

Le lendemain, en allant chercher le pain chez le boulanger, Jules rencontre Bernadot qui lui demande :

                    – As-tu bien dormi ?

                   – As, hil de pute, non. Je ne sais pas ce qu’il y avait, j’ai entendu du bruit toute la nuit.

Bernardot riait sous cape. Avec un petit bâton passé par le traouc, il faisait bouger la cuvette sur l’évier, cogner, virevolter, grincer. Et il n’était pas tout seul son ami Cadet l’accompagnait dans toutes ses bêtises.

Jeanne et Jules avaient cru que c’était le chat, les rats, le chien mais rien. Le chat et le chien enfermés, de la mort aux rats dans la cuisine c’était pareil.sorciere

                          – Ce sont les sorcières, certainement, va voir Monsieur le Curé.

 

Mais le curé se contenta de faire « Beu, Beu », et ne vint pas voir.

Peu de temps après, Pierrot, le neveu de Jeanne vint lui rendre visite pour les fêtes de Messanges. Il dormait au-dessus de la cuisine, une nuit il entend du bruit, va à la cuisine, rien et il trouve mon Jules tout frissonnant : 

                         -« ce sont les sorcières ».

                      – Les sorcières, tu te fiches de moi ! « Pourtant… »

Le temps de dire un pater, voilà que cela recommence. Oh, Oh, pensa le garçon, nous allons voir ». Tout doucement il pousse le volet de sa chambre et entrevoit les deux lascars qui s’escrimaient à fourrager dans le trou de l’évier.

Attendez, pensa-t-il, il alla chercher le broc des toilettes, ne le trouvant pas et comme il fallait faire vite et sans lumière, il prit le pot de chambre de la nuit et d’un seul coup vida le contenu sur les farceurs, entrainânt unje galopade dans lea rue, un vrai sauve qui peut.

Le lendemain matin, il dit au Jules et à Jeanne :

                          – « Vous savez les sorcières, elles ne reviendront pas, elles n’aiment pas « la pichoure ».

 Et il avait raison.

J Peyresblanques: derniers contes et légendes des Landes.

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