L’USAGE DES OBJETS DANS LES SUPERSTITIONS DANS LES LANDES

Devant la misère et l’absence de réponse efficace aux maladies
et aux agressions de la vie , il était nécessaire d’inventer des remèdes
surnaturels ou magiques . Le plus simple de ces moyens est d’utiliser
les objets de la vie quotidienne et de leur donner le pouvoir escompté.
Ainsi de simples chiffons deviennent objets de miracles , trempés et Pourrut de Mâa
étendus dans les sources réputées miraculeuses (fontaine St Orens à
Moliets , fontaine Notre Dame à Moliets « pourrut » , fontaine St Jean
à Azur …).

Une pièce d’argent lancée en l’air permet de connaître
le sexe de l’enfant que porte une femme enceinte .

Un sou placé dans la main d’un mort ou caché dans sa bouche ou sa poche servira de droit de passage , vestige du droit de passage dû à Caron dans l’antiquité .

Une salière renversée , un miroir cassé portent malheur .

Par contre ,de la vaisselle cassée lors d’un mariage le rendra heureux .
Des poupées faites de plumes (monacas) introduites dans les paillasses ,
coussins ou traversins permettaient aux sorcières de jeter des sorts .
Déposer les chaussons d’un enfant qui a du mal à marcher sur la pierre
de l’autel résoudra le problème .
Le cierge béni était très utile pour un accouchement ; on le portait
à la Sainte Vierge pour accélérer le travail ; dans la chambre d’une
jeune accouchée , il repousse le démon qui veut s’emparer de l’enfant .
Les culottes du mari enfilées par une femme en couches accélèrent le
travail . Dans le même but , les reliques de Sainte Marguerite portées
au cou par une femme pieuse ou sous le traversin procuraient des
couches faciles et heureuses ; une rose de Jéricho aussi .
Pour avoir du lait , la jeune maman portait au cou des boules de
verroterie ; pour se rendre à l ‘église pour sa relevée , elle portait une
tuile sur la tête symbolisant la maison .
On donnait du vin à boire au nouveau-né pour préserver sa santé et
dans le même but le cordon ombilical était porté au cimetière et
enterré , de cette façon sa mort ne pourrait être que naturelle .
On lui mettait au cou un sachet contenant des débris du cierge pascal
des morceaux d’encens et des os de petits chiens , le préservant ainsi
des accidents .
On sonnait les cloches après le baptême pour que l’enfant entende bien.
Les petits pois trouvaient un usage inattendu ; pour se débarrasser des
verrues, il fallait les compter , mettre autant de petits pois dans une boîte
que l’on enveloppait dans un morceau de toile et on jetait le paquet sur
une route très fréquentée ; celui qui ramassait le paquet emportait les
verrues avec lui.. De même on utilisait des tiges de blé trempées dans
du fumier pour toucher les verrues, ou des blancs de poireau, ou des
clous rougis .
Gageons que toutes ces pratiques n’étaient pas couronnées de
succès et devaient provoquer suspicions et rumeurs de sorcellerie entre
voisins…. !
Naissances, mariages, décès, moeurs, coutumes, usages anciens dans les Landes P. Cuzacq 

Sorciéres,croyances, pratiques médicales du temps jadis dans les Landes ( Jean-Jacques et
Thérèse Borredon )

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