Les Hades ou Hadèles

féesCe sont les fées, lutins et farfadets appelées aussi les Hades qui s’amusaient aux dépens de ceux qui les écoutaient. Partout dans les Landes, on rencontre des lieux y faisant reférence, les cavernes (canes), les chambres (crampes, les pierres (peyres), les fontaines ( houns), les ponts (pouns de la Hade).

Dans l’imaginaire landais, un pouvoir sans limite leurs était attribué tantôt bienfaisantes, tantôt malfaisantes. Parfois elles prennent la forme de petits êtres, parfois comme de magnifiques femmes aux longs cheveux, vivant aux bords des fontaines. Certaines peuplent les grottes.

Les fées sont puissantes, elles n’hésitent pas à venir en aide à ceux qui leur en font la demande, mais attention de ne pas les offenser !

Elles se contentaient quelques fois de taquiner les habitants, se moquant de leurs manies, certaines protégeaient les maisons et venaient pendant la nuit commencer le travail du lendemain.

fée merQuelques fois les fées éprouvent le besoin d’aller » dormir sa mort » comme elles disent. Elles changent leurs belles robes contre un vêtement de bure, leurs chapeaux pointus contre une capuche, leurs baguettes contre un bâton de pèlerin et partent face au vent d’ouest jusqu’à ce qu’elles rencontrent la mer. Il y en a qui ont marché des mois et des mois sans s’arrêter ni se fatiguer. La longue chevelure blonde ou brune que la capuche ne peut contenir tout entière, sa peau translucide, la mélodie de sa voix et sa démarche aérienne trahissent les filles du vent lorsqu’elles se retirent du monde.

Elles sont nées dans une empreinte de sable garnie d’écume, une nuit de pleine lune. Dès qu’elles sentent l’odeur d’iode et de sel mêlés, elles se couchent parallèlement au rivage et le vent les endort, les couvre, et le gonflement se fait tombe et la tombe se fait dune. Il y a des dunes longues qui sont les tombes des fées qui s’étirent et les dunes en croissant qui sont celles des fées qui se recroquevillent pour dormir.

oyatsLes hommes ont fixé les dunes en semant des oyats, mais n’y touché jamais car ce que l’on voit c’est le bout des cheveux des fées. En arrachant un cheveu vous lui feriez très mal et son cri est horrible. Le cri d’une fée qui hurle, c’est le cri qui tue !

Les fées Charles DANEY

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